|
Claude Terrasse - Compositeur - 1867 – 1923 |
Il est né à l'Arbresle le 27 janvier
1867. Son père, Claude Marie Terrasse. âgé de 35 ans,
employé de fabrique, demeurait rue de Bordeaux (devenue rue Gabriel Péri.)
Claude avait une prodigieuse mémoire musicale.
Il aimait écouter l'orphéon de la ville et répéter les airs exécutés par cette
formation. A 9 ans, il jouait correctement du cornet à pistons.
Paul Trillat
(organiste de la cathédrale Saint Jean) lui enseigna le piano et A. Luigini (chef d'orchestre du théâtre de l'Opéra) le solfège
et l'harmonie. A 15 ans. il obtint le premier prix de
solfège ainsi qu'un pupitre de cornet à pistons au Grand Théâtre (Opéra). Paul
Trillai conseilla à son père de l'envoyer à Paris, à I Ecole Niedermeyer, encore appelée Institut de musique d'église.
De cette école, sortirent de nombreux musiciens renommés. tels
que Fauré, Messager, le caladois Walter - qui fut
organiste au collège de Mongré-. Terrasse y eut comme
professeurs Gigout et Saint-Saëns.
A Paris, Pierre Bonnard (le célèbre
peintre, mais aussi son beau-frère) l'introduisit dans le monde artistique de
la capitale, La bohème parisienne fréquentait à l'époque le Mercure de France,
la Revue Blanche et le Théâtre de l'Oeuvre, de Lugné-Poe. C'est dans ce milieu
qu'il va rencontrer un personnage insolite. Alfred Jarry, qui venait de publier
Ubu roi. Terrasse avait été enthousiasmé à la lecture de l'ouvrage et avait
proposé d'en composer la musique de scène
Après Ubu roi. Terrasse abandonna son
métier d'organiste pour se consacrer à la composition musicale qui lui vaudra
une grande notoriété auprès du public de la "Belle Époque" Les
meilleurs librettistes travaillèrent avec lui .
Courteline, Franc Nohain, de Flers et Caillavet,
Tristan Bernard, les académiciens Jules Lemaitre et
Maurice Donnay.
Son premier grand succès populaire
fut une parodie biblique, "La petite femme de Loth", présentée aux
Mathurins le 1er octobre 1900.
Jouée avec entrain pendant 120
représentations, la pièce fut le triomphe d'un jeune musicien doué pour la
musique gaie et parodique qui n'était pas sans rappeler OFFENBACH. Le livret de
Tristan BERNARD, de son côté, était un petit chef d’œuvre d'humour.
Viennent ensuite " les Travaux
d'Hercule", puis en 1902, ce fut "La Fiancée du scaphandrier", ensuite
un délicieux petit opéra bouffe, "Chonchette".
En 1903 et 1904 deux oeuvres
maîtresses : "Le Sire de Vergy",
parodie médiévale jouée au Théâtre des Variétés, qui atteignit 110
représentations, et "Monsieur de la Palisse"
Claude Terrasse mourut le 30 juin
1923 à Auteuil, Il repose au cimetière de Montmartre.
Édouard Herriot, lors d’un
hommage rendu au compositeur le 15 juillet 1928 à l'Arbresle, déclarait
"Claude Terrasse demeurait fidèle à l’esprit de Rabelais, qui
l'avait visité"